La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est l’Institut d’émission commun aux huit (8) États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), à savoir le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
La BCEAO exerce ses activités à travers :
La BCEAO dispose d’un intranet, déployé depuis 2013, dédié à la communication interne, le partage de l’information et la collaboration entre les agents de l’Institution.
Après plus d’une décennie d’exploitation, la version actuelle présente des insuffisances résultant d’une part, de l’obsolescence de l’outil et, d’autre part, des évolutions enregistrées en matière de communication interne de la Banque et de collaboration transversale entre les agents.
Cette situation se traduit notamment par des limites ergonomiques, des difficultés d’accès, ainsi qu’une recherche documentaire peu performante qui affectent la productivité, occasionnent un désengagement progressif des utilisateurs et constituent un frein à la transformation digitale engagée par la BCEAO.
Dans ce contexte, la Banque Centrale envisage le remplacement de la solution intranet actuelle par une solution moderne, évolutive et mieux adaptée à ses exigences fonctionnelles, organisationnelles et de sécurité.
Cette nouvelle solution devra offrir une meilleure flexibilité en matière de personnalisation, de mise à jour et de pérennité de la plateforme.
La participation au présent appel à concurrence est ouverte à tous les soumissionnaires éligibles, disposant de qualifications techniques et financières correspondant aux exigences du cahier des charges.
Toutefois, les sociétés impliquées dans des activités illégales, notamment le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, la corruption, les pratiques collusoires, frauduleuses ou coercitives, ne sont pas autorisées à prendre part au présent appel à concurrence.
En outre, tout candidat en situation de conflit d’intérêt devra en informer la Banque Centrale dans sa lettre de soumission, en précisant les termes dudit conflit d’intérêt.
Il n’est pas exigé de garantie de soumission.
Le soumissionnaire supportera tous les frais afférents à la préparation et à la présentation de son offre.
La Banque Centrale ne sera en aucun cas responsable de ces frais, ni tenue de les régler, quels que soient le déroulement et l’issue de la procédure d’appel d’offres.
La monnaie utilisée est le franc CFA.
Toutefois, les soumissions valorisées en euros seront acceptées pour les fournisseurs établis hors de la zone UMOA.
Cependant, pour des besoins de comparaison, toutes les offres seront converties en francs CFA.
En vertu des dispositions des articles 28 du Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), du 20 janvier 2007, 7 des Statuts de la BCEAO, 10, paragraphe 10-1 du Protocole relatif aux privilèges et immunités de la BCEAO, annexés audit Traité, [8 de l’Accord de Siège conclu le 21 mars 1977 entre le Gouvernement de la République du Sénégal et la BCEAO], et 11 de l’Accord de coopération entre la République Française et les Républiques membres de l’UMOA, du 4 décembre 1973, la Banque Centrale bénéficie, dans le cadre de ce marché, du régime de l’exonération de tous impôts, droits, taxes et prélèvements d’effet équivalent dus dans les États membres de l’UMOA.
Les propositions et tous les documents concernant la soumission, échangés entre le soumissionnaire et la Banque Centrale, devront être rédigés en langue française.
Les groupements sont autorisés dans le cadre du présent appel d’offres.
Toutefois, seule la forme “groupement solidaire” est acceptée.
À ce titre, les entreprises concernées devront présenter, dans leur soumission, l’acte constitutif du groupement signé par les Parties.
Ce document devra indiquer, en outre, le chef de file dudit groupement.
Ainsi, l’absence dudit document dans la soumission, le cas échéant, constituerait un motif de rejet de celle-ci.
La sous-traitance est subordonnée à l’accord préalable écrit de la Banque Centrale.
Si elle est autorisée, la sous-traitance ne pourra excéder trente pour cent (30%) de la valeur du contrat de base.
Toute offre qui ne répondra pas explicitement aux exigences du présent dossier d’appel à concurrence sera déclarée non conforme.
Une Commission des Marchés procédera à la vérification de la conformité technique, à l’évaluation financière et au classement des propositions reçues.
Préalablement à l’évaluation des propositions, la BCEAO se réserve le droit de procéder à la vérification de l’éligibilité des soumissionnaires, eu égard notamment aux législations relatives à la lutte contre les activités illégales visées à l’article I.1, alinéa 2, en vigueur dans l’espace UMOA.
L’évaluation des offres se fera sur la base :
Il sera procédé à des ajustements de prix en cas d’erreurs arithmétiques.
En cas de contradiction entre le prix indiqué en lettres et en chiffres, le montant en lettres fera foi.
À l’issue du dépouillement, le marché pourra faire l’objet de négociations commerciales avec le soumissionnaire pressenti.
Le montant de l’offre du soumissionnaire devra correspondre à cent pour cent (100%) des prestations proposées.
La Banque Centrale se réserve le droit de vérifier par tous les moyens appropriés les capacités technique et financière, notamment la solvabilité, du fournisseur classé premier à exécuter le marché de façon satisfaisante.
Cette vérification sera fondée sur l’examen des preuves de qualification que la Banque Centrale jugera nécessaires.
Si le résultat n’est pas satisfaisant, le soumissionnaire est déclaré non qualifié au profit de celui classé deuxième, qui sera soumis aux mêmes contrôles.
Le marché sera attribué à un soumissionnaire dont l’offre est jugée économiquement avantageuse pour la Banque Centrale au terme de l’analyse combinée des spécifications techniques et des prix unitaires proposés.
La BCEAO se réserve le droit d’accepter ou de refuser toute proposition, et d’annuler l’appel à concurrence en rejetant toutes les propositions, à tout moment, avant l’attribution du marché.
Préalablement à l’attribution du marché, la BCEAO s’autorise à procéder à une vérification du caractère raisonnable des prix proposés dans le cadre de la présente procédure.
Une conclusion négative, des prix déraisonnablement élevés ou bas, constitue un motif de rejet de l’offre, à la discrétion de la BCEAO.
Dans ce cas, elle invitera le soumissionnaire classé deuxième à l’issue de l’évaluation technique et financière des propositions pour des négociations.
Les résultats de l’appel à concurrence seront publiés sur le site internet de la BCEAO.
À cet égard, tout candidat pourra former un recours gracieux par écrit, adressé au Directeur Général de l’Administration et des Ressources Humaines, dans un délai maximum de cinq (5) jours ouvrés, à compter de la publication des résultats.
Le recours ne pourra porter que sur l’attribution du marché.
Le délai de réponse de la BCEAO sera de dix (10) jours maximum.
Passé ce délai et sans une réponse de la BCEAO, le recours devra être considéré comme rejeté.
L’attribution du marché sera notifiée au soumissionnaire retenu.
Un contrat lui sera soumis pour signature.
La date de signature du contrat par les deux Parties constitue le point de départ des délais contractuels d’exécution du marché.
Dans le cadre de la présente procédure, chaque partie s’engage à préserver le caractère confidentiel de toute information communiquée comme telle.
Ainsi, le prestataire sera tenu notamment de :
Le soumissionnaire retenu et/ou son sous-contractant éventuel devront, à leur charge, souscrire des polices d’assurance valables pendant toute la durée du contrat.
Les Parties s’efforceront de régler à l’amiable tout différend né de l’exécution ou de l’interprétation du marché.
À défaut de règlement à l’amiable, le différend sera, de convention expresse, soumis à l’arbitrage selon le Règlement d’arbitrage de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), et tranché par un (1) arbitre ad hoc désigné conformément à ce Règlement.
L’arbitrage se déroulera en langue française à Dakar (Sénégal), selon le droit sénégalais.
Les frais de l’arbitrage seront à la charge de la Partie succombante.
Le présent appel d’offres a pour objet la sélection d’un prestataire chargé de concevoir, mettre en œuvre et accompagner la BCEAO dans le déploiement d’une nouvelle solution intranet capable de répondre aux enjeux, à court et moyen termes, de communication interne, de collaboration et de transformation digitale de la Banque.
Le présent appel d’offres est constitué d’un lot unique et indivisible.
Il n’est pas prévu de visite des lieux dans le cadre du présent appel d’offres.
La proposition d’options est autorisée dans le cadre de cet appel d’offres.
Toutefois, leur validation reste à la discrétion de la Banque Centrale.
Aucune variante n’est sollicitée dans le cadre de cet appel d’offres.
Les propositions devront comprendre les trois (3) parties distinctes ci-après :
Les candidats devront produire une lettre de soumission selon le modèle joint en annexe 1, précisant tous les éléments de leurs propositions.
Cette lettre devra être signée par le soumissionnaire.
La proposition technique doit comprendre :
L’offre financière doit être exprimée hors taxes et hors douane en franc CFA ou en euros, voir annexe 3.
Elle devra inclure tous les frais de déplacement et de séjour.
La Banque Centrale ne s’occupera pas de l’organisation des déplacements et du séjour du prestataire qui, le cas échéant, devra évaluer les frais y afférents et les inclure dans son offre financière.
Les conditions devront être détaillées, en nombre ou volume horaire et prix, en faisant ressortir notamment les éléments ci-après :
Toute prestation proposée par le prestataire dans son offre et pour laquelle aucun prix n’est fourni, sera considérée comme incluse dans l’offre principale et ne donnera lieu à aucune facturation supplémentaire.
La validité des offres devra être d’au moins 120 jours à compter de la date limite de dépôt de celles-ci.
Les offres devront être exclusivement transmises en version PDF, par voie électronique, à l’adresse :
Au plus tard le vendredi 19 juin 2026 à 12 heures TU, délai de rigueur.
Les courriels de transmission devront porter le titre :
“DP – 092 – 2026 – SÉLECTION D’UN PRESTATAIRE CHARGÉ DE RÉALISER LA REFONTE DE L’INTRANET DE LA BCEAO”.
Les fichiers volumineux ne pouvant pas être transmis en un seul message pourront faire l’objet de plusieurs envois.
Dans ce cas, il conviendrait de préciser, en fonction du nombre d’envois, la mention 1/X, X étant le nombre total d’envoi de la soumission.
Aucun pli expédié par voie postale (DHL, Chronopost, EMS, etc.) ou par porteur ne sera recevable.
Pour toute demande d’informations complémentaires, les candidats pourront prendre l’attache de la Direction du Budget et des Approvisionnements, par courriel au plus tard dix (10) jours calendaires avant la date limite de dépôt des offres, à l’adresse :
Les demandes de renseignements parvenues au-delà du délai précité ne seront pas prises en compte.
Le délai d’exécution de la prestation devra être précisé dans l’offre.
En tout état de cause, ce délai ne devrait pas excéder celui requis par la Banque, c.f. point II.5. Durée et modalités.
Les prestations, objet de la présente procédure, sont réalisées dans les locaux du Siège de la BCEAO, sis à l’Avenue Abdoulaye FADIGA, Dakar, Sénégal.
La réception de l’intranet refondu s’effectuera selon les étapes ci-après :
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